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L’influence de la Révolution française sur la pensée révolutionnaire chinoise - 2ème Partie Version imprimable Suggérer par mail
Source : China Institute   
23-02-2012


        Deux causes spécifiques expliquent, en partie, les références à la Révolution française dans la littérature révolutionnaire chinoise avant 1911 : l’image positive, parfois même idyllique, diffusée par des intellectuels japonais de premier plan (1) et les similitudes – réelles ou perçues – entre la situation de la Chine à la fin de la dynastie Qing et celle de la France sous le règne de Louis XVI (2).

 

 

        Au tournant du siècle, le Japon suscitait des sentiments ambivalents au sein des élites chinoises. S’il était admiré comme le phare de la modernité en Asie – la preuve asiatique qu’un système féodal archaïque pouvait se transformer rapidement en une nation moderne et puissante, il était aussi détesté pour son comportement impérialiste, qui l’avait conduit à participer à l’annihilation de la flotte de guerre chinoise, à forcer le gouvernement des Qing à signer l’humiliant traité de Shimonoseki en 1895 et à accaparer plusieurs concessions territoriales dans l’empire du Milieu. Malgré tout, le pays exerçait une forte attraction sur les étudiants chinois – vingt mille y étaient inscrits en 1906 – et devint donc un bastion du mouvement anti-Qing, dont les membres ne manquèrent pas d’examiner l’expérience politique et intellectuelle nippone.

 

Article de Vladimir Ionesco, China Institute

 

 

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